La collaboration des surréalistes au Libertaire intervient assez tard dans l’histoire du journal. Il faut en effet attendre les lendemains de la Libération pour voir se réaliser la première tentative dans ce sens. Pourtant surréalisme et anarchisme étaient dès le début destinés à se rencontrer. Fondé sur les ruines du dadaïsme, le mouvement d’André Breton n’a jamais vraiment renié l’anarchisme de Dada. Il en a au moins conservé le style provocateur et le désir de faire table rase du passé. En ce sens, il ne se distinguait pas tellement des avant-gardes artistiques qui l’avaient précédé. Les peintres impressionnistes et les écrivains symbolistes, à la même époque, avaient cru trouver dans les théories libertaires le versant politique de leurs conceptions de artistiques. Certains d’entre eux comme Camille Pissaro ou Laurent Tailhade avaient dépassé le stade de l’adhésion formelle pour devenir de véritables militants. Au moment de la vague d’attentats anarchistes qui secoua la France à la Belle Époque, le mouvement libertaire pouvait ainsi compter sur un certain nombre d’intellectuels de renom pour le défendre face aux attaques de la presse. Mais, à quelques exceptions près, ce soutien ne survivra pas à la répression qui suivit. Les nombreuses défections montrèrent finalement à quel point l’adhésion de l’intelligentsia à un courant de pensée pouvait être superficielle.
Les surréalistes, amateurs de déclarations fracassantes, ne devaient pas déroger à la règle. Ils prirent naturellement la défense de Germaine Berton qui avait tiré sur Marius Plateau, secrétaire général de la Ligue d’Action Française, pour venger la mort de Jaurès. [1] Benjamin Péret, « le plus politisé des surréalistes » selon Aurélien Dauguet, « aurait milité dans un groupe anarchiste de la région parisienne en 1924 et collaboré à la même époque au Libertaire » [2], il ajoute que « les surréalistes lisaient donc Le Libertaire à cette époque ainsi que L’Anarchie et L’Action d’Art » [3]. Mais leurs regards se tournent déjà en direction de la révolution soviétique qui présente l’avantage de la nouveauté sur un mouvement libertaire en plein déclin. En dépit de la présence d’écrivains qu’ils détestent comme Anatole France ou Henri Barbusse dans le giron communiste, ils multiplient les signes d’allégeance au marxisme. En 1927, André Breton, Benjamin Péret, Louis Aragon, Paul Eluard et Pierre Unik adhérent au Parti communiste en pensant pouvoir conserver une certaine autonomie dans ses rangs. Ils devront rapidement réviser leur position et choisir entre la liberté de l’artiste et la fidélité au parti. Aragon, qui passait pour le plus individualiste de la bande, se mettra au service de l’orthodoxie stalinienne en même temps que Maxime Alexandre, Georges Sadoul et Pierre Unik tandis que le reste du groupe prend ses distances. Le concept d’art prolétarien dont se réclament les compagnons de route du P.C.F. s’oppose radicalement à la vision surréaliste de l’art. Il ne peut être question pour les amis d’André Breton de réfreiner leur originalité au profit d’un art engagé, fut-ce au service de la révolution communiste. Le réalisme socialiste est aux antipodes de leurs conceptions.
Une toile portant le titre « Réunion du Politburo » représente effectivement une réunion du Politburo. Mais, passé la petite satisfaction de reconnaître, parmi ces messieurs peints, Staline, Molotov, Vorochilov, que devient le désir, qui possède tout homme à quelque degré, de découvrir au-delà du monde connu l’image d’un monde perpétuellement nouveau dont il ne serait plus le témoin médusé mais tout à la fois l’habitant et l’explorateur ? [4]
Les surréalistes, sur ce point, sont bien plus proches de certaines positions anarchistes qui veulent pour l’artiste une liberté totale et exaltent sa fonction de subversion. Paul Vaillant-Couturier ne s’était donc pas trompé en les présentant dans L’Humanité du 21 février 1926 comme « un noyau de jeunes écrivains anarchisants ». [5] D’ailleurs, le mode d’intervention des artistes surréalistes n’est-il pas un héritage de la « propagande par le fait » ?
L’acte surréaliste le plus simple consiste, revolvers au poings, à descendre dans la rue et à tirer au hasard, tant qu’on peut dans la foule. Qui n’a pas eu, au moins une fois, envie d’en finir de la sorte avec le petit système d’avilissement et de crétinisation en vigueur a sa place toute marquée dans cette foule, ventre à hauteur de canon » [6].
Aucun mouvement de masse ne saurait remplacer à leurs yeux la révolte individuelle. Aussi l’action directe prônée par les anarchistes continue-t-elle à les séduire en dépit de leur proximité avec le P.C.F. En témoignent leur admiration pour les bandits tragiques ou Émile Henry. Mais il s’agit d’une vision nostalgique et caricaturale que le mouvement libertaire récuse sans toutefois parvenir à effacer cette image d’épinal. De l’autre côté, les surréalistes ont rompu avec « l’anarchie » de Dada [7] pour devenir à leur tour une véritable institution. Leurs expositions ne scandalisent plus les bourgeois et le groupe d’origine a éclaté à force d’excommunications.
Si le parcours politique des surréalistes pendant l’entre-deux-guerres passe assez loin des positions anarchistes, il croise déjà à plusieurs reprises celui d’une certaine dissidence incarnée par Boris Souvarine [8]. Mais c’est sans conteste à partir de la Guerre d’Espagne que se font les premiers rapprochements significatifs. Preuve d’un engagement concret, Benjamin Péret, après un passage dans les milices du P.O.U.M., rejoint les combattants de la C.N.T.-F.A.I. sur le front d’Aragon. André Breton, de son côté, dénonce les procés de Moscou et soutient les révolutionnaires espagnols mais ne rompt pas complètement avec le marxisme et choisit en 1938 de rejoindre Trotsky au Mexique. Toutefois, son admiration pour les combattants de la C.N.T. le rapproche encore un peu plus des libertaires. Elle fait écho à sa découverte de Charles Fourier [9] qui vient détrôner Karl Marx dans son panthéon politique.
Benjamin Péret publie en décembre 1945 à Mexico un pamphlet contre les partisans d’une littérature au service de la résistance nationale, Le Déshonneur des poètes [10], répond à L’Honneur des poètes, anthologie dans laquelle figuraient Aragon et Eluard. De retour en Europe après un exil aux États-Unis, André Breton publie simultanément Arcane 17 et les Prolégomènes à un Troisième manifeste du surréalisme ou non, deux textes où il renoue avec la veine libertaire. Revenant sur les prises de positions du surréalisme depuis sa fondation, il regrette que le mouvement ait rompu avec l’anarchisme originel. Cette thèse trouve un écho au sein de la F.A. En mars 1946, Serge Ninn publie un article intitulé « Surréalisme et liberté » dans la revue de la F.A. [11]Le 6 février 1947, une séance du centre de formation sociale est consacré à une confrontation entre « le surréalisme et la pensée anarchiste » [12]. Dans un article du 24 avril 1947, André Julien salue « le retour d’André Breton » [13] en rappelant aux lecteurs que le chef de file du surréalisme n’avait jamais complétement déserté les rivages de l’anarchie.
Les surréalistes inaugurent leur collaboration au Libertaire en mai 1947 par la publication du manifeste « Liberté est un mot vietnamien » [14] condamnant la guerre d’Indochine. Mais ce texte ne constitue que le premier pas vers une participation plus régulière aux activités de la Fédération anarchiste. Tandis que les expositions [15] et les nouvelles publications des surréalistes bénéficient d’un accueil favorable dans les colonnes du Libertaire [16], le Centre de formation sociale de la F.A. [17], le Cercle des étudiants anarchistes de Paris [18] et le Cercle libertaire des étudiants [19] organisent des conférences sur le sujet. On retrouve également André Breton, aux côtés d’Albert Camus et des militants de la F.A., dans les meetings de soutien à Garry Davis, objecteur de conscience et « citoyen du monde » le 3 décembre 1948 à la salle Pleyel et le 9 décembre 1949 à la Mutualité. Le discours d’André Breton à la Mutualité, reproduit intégralement dans les colonnes du Libertaire, évoque l’ancienneté des positions antimilitaristes des surréalistes en citant un tract de 1925 : « Ouvrez les prisons. Licenciez l’armée. Il n’y a pas de crime de droit commun. » [20] Cette activité militante sur la place publique annonce une participation régulière des surréalistes à la rédaction du Libertaire. Dans une « Déclaration préalable » ils précisent le sens de leur future collaboration :
La lutte pour le remplacement des structures sociales et l’activité déployée par le surréalisme pour transformer les structures mentales, loin de s’exclure, sont complémentaires. Leur jonction doit hâter la venue d’un âge libéré de toute hiérarchie et de toute contrainte [21].
L’article se termine sur cette invitation à une sorte de fusion des deux groupes. Le projet peut paraître trop ambitieux notamment parce qu’il prophétise l’avènement d’une ère libertaire. Car même si les surréalistes et les anarchistes unissent leurs efforts, leurs effectifs restent dérisoires et leur influence limitée. Le plus remarquable est la bonne volontée affichée par les membres du groupe surréaliste qui ne disposent pas à ce moment-là d’un organe de presse attitré. Avant même cette déclaration inaugurale, Benjamin Péret et André Breton avaient donné des textes de circonstance au journal : un hommage au peintre libertaire espagnol Miguel G. Vivancos [22] à l’occasion d’une exposition et un article sur l’appel de David Rousset [23]. Enfin, d’autres textes collectifs étaient parus : « Une protestation justifiée » [24] et « Haute fréquence » [25], sans qu’on puisse encore parler de collaboration régulière.
D’octobre 1951 à janvier 1953, les surréalistes rédigent des « billets surréalistes » pour l’hebdomadaire. Certains d’entre eux signent même des articles en marge de cette tribune réservée, sur des sujets relatifs à l’art ou à la politique. Benjamin Péret, l’un des rédacteurs les plus réguliers, publie ainsi une étude sur le rôle des syndicats contre la révolution [26] à contre courant des discours habituels du Lib. Dans un texte dont le titre évoque les derniers vers d’un poème de Laurent Tailhade, « La claire Tour », André Breton invite les jeunes libertaires à découvrir et à apprécier Baudelaire, Rimbaud, Jarry, Sade ou Lautréamont. Il revient sur le rendez-vous manqué avec l’anarchisme :
Pourquoi une fusion organique n’a-t-elle pu s’opérer à ce moment entre éléments anarchistes proprement dits et éléments surréalistes ? J’en suis encore, vingt-cinq ans après, à me le demander [27].
Le rapprochement tardif avec la Fédération anarchiste y est présenté comme un retour aux sources du surréalisme. En réalité cet épisode intervient dans un contexte politique totalement différent de celui des années vingt. S’il faut bien reconnaître que le parti communiste de l’époque avait un pouvoir d’attraction bien supérieur à celui de l’Union anarchiste, le souvenir de Cronstadt, évoqué dans l’article, aurait du laisser André Breton et ses amis à l’écart de la propagande trotskiste. Après les purges staliniennes en U.R.S.S., le marxisme paraît définitivement discrédité tandis que le courant libertaire renoue, grâce à la Guerre d’Espagne, avec une forme de romantisme révolutionnaire susceptible de séduire des artistes en quête d’idéal.
Toujours est-il que les deux parties semblent bien décidées à rattraper le temps perdu. Si les conditions d’une rencontre entre anarchistes et surréalistes semblent dès lors réunies, il apparaît rapidement que le mode sur lequel elle pourrait s’opérer n’est pas des plus faciles à trouver. La première véritable crise intervient au moment de la publication de L’Homme révolté d’Albert Camus. Le livre reçoit un accueil favorable dans Le Libertaire sous la plume de Georges Fontenis. [28] Ce dernier émet pourtant quelques réserves concernant les passages relatifs à Bakounine. C’est Gaston Leval qui se chargera, dans une étude plus détaillée publiée en feuilleton [29], de corriger Camus sur ce point précis sans jamais remettre en cause la thèse fondamentale de l’ouvrage. [30] En réalité une majorité de militants libertaires était déjà acquise à la cause de l’auteur de L’Etranger. Les références explicites au courant anarchiste contenue dans L’Homme révolté ne pouvaient manquer de les interpeller et même à les inciter à penser, pour les plus enthousiastes, que le livre leur était spécialement destiné.
Mais si Camus dans sa thèse sur la révolte courtisait les anarchistes, il n’épargnait pas les surréalistes à qui il pouvait reprocher d’avoir exalté le meurtre et le suicide. Il n’hésitait pas non plus à s’en prendre à quelques unes de leurs idoles : Sade, Baudelaire Rimbaud et Lautréamont. André Breton, quoique relativement épargné par ces attaques, réplique dans l’hebdomadaire Arts. [31] Les deux hommes, malgré le différend qui les oppose, se retrouvent le 22 février 1952 à la tribune de la salle Wagram pour soutenir des militants de la C.N.T. espagnole condamnés à mort. [32] Mais si les deux principaux protagonistes de la polémique savent y mettre les formes, ce n’est pas le cas des jeunes surréalistes. Dans Le Libertaire la charge d’Adonis Kyrou, sous le pseudonyme de Jean Charlin [33], dépasse les limites de ce que peuvent supporter les partisans de Camus. Le comité national de la F.A. se croit même obligé de publier un démenti afin de « s’excuser auprès d’Albert Camus du ton inacceptable de l’article ». [34]
Suite à ce premier accrochage, Jean Schuster, dans un billet surréaliste intitulé « Le sens d’une rencontre » [35], revient sur les modalités de la rencontre anarcho-surréaliste. Il propose de faire la distinction entre le champ de l’action directe qui serait propre aux militants et celui de l’esprit, domaine réservé des artistes. Il s’agit donc pour les surréalistes de s’engager aux côtés des anarchistes tout en provoquant chez eux « une prise de conscience ». Outre le fait qu’elle prétend resteindre le champ de l’anarchisme, cette intervention heurte surtout la conception que se font les libertaires de l’art en général et de l’artiste en particulier. Sous le titre « Le vrai sens d’une rencontre » [36], Roland Breton, Serge Ninn et Paul Zorkine, au nom d’un groupe de militant, reprochent aux surréalistes leur hermétisme et regrètent l’absence de véritable contact à la base. Ils refusent surtout de les laisser enfermer l’anarchisme au « plan politico-économique » alors que les surréalistes se réserveraient le monopole dans le domaine artistique. « Etoile double », la réponse des surréalistes à ce texte n’a malheureusement pas paru dans Le Libertaire mais on peut au moins la lire dans les recueils de textes publiés et commentés par José Pierre [37] et Pietro Ferrua. [38] Daté d’octobre 1952, signé par Jean-Louis Bédouin, André Breton, Adrien Dax, Georges Goldfayn, Gérard Legrand, Benjamin Péret, José Pierre, Jean Schuster et François Valorbe, ce document reprend en des termes clairs les thèses déjà développées dans les précédents billets surréalistes :
Le surréalisme entend ne jamais confondre l’attitude révolutionnaire qui est sienne sur le plan social et son attitude poétique en général, non moins révolutionnaire, mais se définissant sur un plan différent.
En dépit d’un ton qui se veut conciliant, on sent une pointe d’agacement chez ces artistes obligés de se justifier face à l’incompréhension des militants :
Est-ce l’abdication de ce qui qualifie réellement un artiste : l’imagination, la sensibilité, que vous exigez des peintres surréalistes ? (...) En tant que révolutionnaires, vous ne pouvez demeurer plus longtemps tributaires d’une sensibilité frelatée qui vous met malgré vous, dans le même camp que vos ennemis, les apôtres du conservatisme social.
Comme on le voit ici, le dialogue amorcé par la « Déclaration préalable » a dégénéré en polémique. Pour tenter de régler le différend, une réunion est organisée à laquelle participent André Breton, Benjamin Péret, Jean Schuster, Adonis Kyrou, Georges Fontenis, Serge Ninn et Paul Zorkine. « Elle devait permettre une mise au clair des raisons du conflit et c’est son déroulement - effectivement le ton tranchant de S. Ninn y fut pour quelque chose - qui en fit un constat de rupture ». [39] Contrairement à ce que l’on aurait pu imaginer ce sont donc les militants anarchistes qui décident de mettre fin à l’aventure.
Pour une fois, les surréalistes ne partent pas en claquant la porte. D’ailleurs la fin de la participation au Libertaire ne marque pas l’arrêt définitif de leur collaboration aux activités des anarchistes. En 1956, ils signent un nouveau manifeste « Hongrie, soleil levant » qui paraît dans Le Monde libertaire. [40] Dans ses souvenirs, Georges Fontenis témoigne de la fidélité d’André Breton et Benjamin Péret, même dans les moments les plus difficiles. On retrouvera le nom d’André Breton en compagnie de ceux d’Albert Camus, Jean Giono et Jean Cocteau dans le comité de parrainage du journal Liberté, lancé en janvier 1959 par Louis Lecoin pour défendre les objecteurs de conscience. Il soutiendra cette campagne avec la même énergie qu’il avait mise au service des révolutionnaires espagnols. Pietro Ferrua signale qu’il participa également à quelques unes des activités du groupe Louise Michel. [41] Lorsqu’ils apprendront son décès, les anarchistes ne manqueront pas de lui rendre un dernier hommage en faisant la Une du Monde libertaire avec ce titre : « André Breton est mort. Aragon est vivant... C’est un double malheur pour la pensée honnête ». [42] Le fondateur du surréalisme quittait la scène deux ans trop tôt pour voir dans les slogans de Mai 68 un nouveau rendez-vous de l’anarchisme et du surréalisme.
Au plan de la rédaction du Libertaire la collaboration surréaliste a largement contribué à redorer le blason d’un titre veillissant en proie à la crise la plus grave depuis sa fondation. Au niveau théorique, la querelle entre les deux groupes leur a permis de préciser leurs positions dans des domaines dont ils n’étaient pas spécialistes. Les surréalistes y ont trouvé une sortie de secours du marxisme même si cette évasion du camp du socialisme autoritaire sera de courte durée puisque à la fin des années soixante le groupe surréaliste renouera avec ses premiers amours en soutenant la révolution castriste et qu’il rejoindra à nouveau l’orbite trotskiste quelques années plus tard. [43] Les militants de la F.A., pour leur part, ont profité de cette polémique pour se rapprocher encore un peu plus des positions d’Albert Camus. Ce dernier avait, en effet, une vision de l’art et de la révolte encore plus proche de la leur que celle des surréalistes.
[1] La Révolution surréaliste n°1, décembre 1924.
[2] Carole Reynaud-Paligot évoque une note de la direction des Renseignements généraux du 30 décembre 1940 qui confirme ses dires mais déclare ne pas avoir retrouvé la trace de cette collaboration, Parcours politique des surréalistes : 1919-1969, Paris, C.N.R.S. éditions, 2001, p. 236.
[3] Aurélien Dauguet, « Anarchisme et surréalisme », Le Monde libertaire hors série n°3, mai-juin 1995. Sur l’évolution politique de Benjamin Péret, voir également Christophe Bourseiller, Histoire générale de « l’ultra-gauche », op. cit. p. 211-222.
[4] « Etoile double », octobre 1952 in José Pierre, Surréalisme et anarchie : les « billets surréalistes » du « Libertaire » (12 octobre 1951-8 janvier 1953), Paris, éditions Plasma, coll. « En dehors », 1983, et in Pietro Ferrua, Surréalisme et anarchisme, Lyon, A.C.L., 1992, p. 20-21.
[5] Cité par Michel Winock in Le Siècle des intellectuels, Paris, Seuil, 1999, p. 225.
[6] André Breton, Second manifeste du surréalisme, éd. Kra, 1930, Œuvres complètes, t. I, Paris, Gallimard, coll. « La Pléiade », 1988, p. 783.
[7] La plupart des commentateurs admettent le caractère proprement anarchiste du dadaisme. Cette vision est pourtant remise en question par H. van den Berg, « Dada et anarchisme : problèmes rencontrés lors de l’étude d’un lien apparemment manifeste », Littérature et anarchie, Actes du Colloque international de Grenoble, 1992.
[8] Voir l’article de Charles Jacquier, « Surréalisme, stalinisme et révolution sociale », Mélusine n°19, 1999, p. 356-367.
[9] André Breton, Ode à Charles Fourier, Paris, éd. Fontaine, coll. « L’Âge d’Or », 1947, rééd. avec un commentaire de Jean Gaulmier, Fata Morgana, 1994, 160 p.
[10] Benjamin Péret, Le Déshonneur des poètes, Mexico, K éditeur, 1945, rééd. Jean-Jacques Pauvert, coll. « Libertés », 1965, José Corti, 1986, dernière éd., Paris, éd. Mille et une nuits n°120, 1996, 64 p. Un extrait de ce texte est paru sous le titre « Poète, c’est-à-dire révolutionnaire » dans Le Libertaire du 14 décembre 1951.
[11] Serge Ninn, « Surréalisme et liberté », Plus Loin n°1, mars 1946.
[12] Le Libertaire n°44, 30 janvier 1947.
[13] André Julien, « Le retour d’André Breton », Le Libertaire n°74, 24 avril 1947.
[14] « Liberté est un mot vietnamien », Le Libertaire n°78, 22 mai 1947.
[15] Cf. « Le surréalisme en 1947 », Le Libertaire n°86, 17 juillet 1947.
[16] Cf. André Julien, « Position du surréalisme », Le Libertaire n°95, 18 septembre 1947 et Fontaine [Georges Fontenis], « A. Breton : Flagrant délit », n°194, 2 septembre 1949.
[17] « Le surréalisme et la pensée anarchiste », le 6 février 1947, séance ouverte aux sympathisants.
[18] « Le surréalisme et la liberté » et « Surréalisme et psychanalyse, auxiliaires de libération » le 28 mai 1948 à la Maison des sociétés savantes.
[19] « Génératrices, constantes et variables du surréalisme » le 20 janvier 1949 par Henri Pastoureau.
[20] « Discours d’André Breton », Le Libertaire n°199, 9 décembre 1949.
[21] « Déclaration préalable », Le Libertaire n°284, 12 octobre 1951.
[22] André Breton, « La peinture de Miguel G. Vivancos », Le Libertaire n°255, 21 avril 1950.
[23] Benjamin Péret, « Les raisons de l’appel de David Rousset », Le Libertaire n°206, 9 décembre 1949.
[24] « Une protestation justifiée », Le Libertaire n°261, 23 mars 1951.
[25] « Haute fréquence », Le Libertaire n°276, 6 juillet 1951.
[26] Benjamin Péret, « La révolution et les syndicats », Le Libertaire du n°321, 26 juin 1952, au n°326, 4 septembre 1952, texte reproduit dans un ouvrage écrit en collaboration avec Georges Munis et préfacé par Jehan Mayoux, Les Syndicats contre la révolution, Paris, Losfeld, le Terrain Vague, 1968, 94 p.
[27] André Breton, « La claire Tour », Le Libertaire n°297, 11 janvier 1952.
[28] Georges Fontenis, « Le Révolté de Camus est-il des nôtres ? », Le Libertaire n°296, 4 janvier 1952.
[29] Gaston Leval, « Bakounine et L’Homme révolté d’A. Camus », Le Libertaire du n°308, vendredi 28 mars 1952, au n°311, vendredi 18 avril 1952.
[30] Cf. infra, « Albert Camus, compagnon de doute ».
[31] André Breton, « Sucre jaune », Arts, 12 octobre 1951.
[32] Le Libertaire n°305, 7 mars 1952.
[33] Jean Charlin, « Evolution », Le Libertaire n°317, 30 mai 1952.
[34] « Note du C.N. », Le Libertaire n°318, 5 juin 1952.
[35] Jean Schuster, « Le sens d’une rencontre », Le Libertaire n°324, 7 août 1952.
[36] Un groupe de militants, « Le vrai sens d’une rencontre », Le Libertaire n°327, 18 septembre 1952.
[37] José Pierre, Surréalisme et anarchie..., op. cit.
[38] Pietro Ferrua, Surréalisme et anarchisme..., op. cit., p. 20-21.
[39] Georges Fontenis, L’Autre communisme..., op. cit., p. 312.
[40] Anne Bédouin, Robert Benayoun, André Breton, Adrien Dax, Yves Ellouët, Charles Flamand, Georges Goldfayn, Louis Janover, Jean-Jacques Lebel, Gérard Legrand, Nora Mitrani, Benjamin Péret, José Pierre, André Pieyre de Mandriargues, Jacques Sautès, Jean Schuster, Jacques Senelier et Jean-Claude Silbermann, « Hongrie, soleil levant », Le Monde libertaire n°23, décembre 1956.
[41] Pietro Ferrua, Surréalisme et anarchisme..., op. cit., p. 27.
[42] Le Monde libertaire n°126, novembre 1966.
[43] Cf. Barthélémy Schwartz, « Changer la vie, transformer le monde : les deux problèmes du surréalisme », Le Monde libertaire n°1276, 11 avril 2002.